Tous les posts anonymes seront systématiquement supprimés. Merci de votre compréhension.
Au Sommaire:
- Les news du mois
- Les dernières galeries photos
- Les messages en direct des forums
- Les Mises à jour du site PG
- Des exclusivités...
Nb
de visiteurs:2268533
Nb
de visiteurs aujourd'hui:219
Les 10 dernières minutes:24
..:: d'ici et d'aileurs
Vincent De Girolamo
Sa fiche d'identité
Nom: De Girolamo
Prénom: Vincent
Age: né(e) le
Nationalité: Français
..:: Interview - Novembre 2008 Rencontre avec Vincent, très fort compétiteur et ouvreur parisien. Vincent revient sur sa passion de l’ouverture, sur la formation d’ouvreur international qu’il a reçu fin Août à Sidney, sur le monde des compétitions internationales, sur l’entraînement, sur ses projets futurs,…
Raconte nous les championnats du monde jeunes de Sidney ? Comment çà s’est passé ?
C’était dément. Il y avait une formation d’ouvreur international à laquelle j’ai participé, une formation de juge aussi. On a pu se mettre en relation avec les juges, et pour un ouvreur c’est important. L’organisation était top, les organisateurs ont fait du superboulot. On était 13 ouvreurs en formation de différentes nationalités, du coup plein de styles différents dans les voies. Tout s’est bien déroulé, dont une super finale prévue au départ. Un très beau spectacle.
la formation d’ouvreur international en quoi consiste t’elle exactement ?
On a eu une semaine d’ouverture intégrant l’ouverture des championnats du monde jeunes. A côté de çà, on était évalué sur de l’ouverture de blocs, sur la gestion d’une équipe, en étant chacun à son tour chef ouvreur. Voir comment on régissait, comment on prenait des décisions, et puis sonder l’ouverture d’esprit de l’ouvreur, être à l’écoute des autres. On a aussi potassé les règlements, prendre en compte les demandes des organisateurs, soigner ses ouvertures pour tout le monde trouve son compte.
Tu as ouvert sur la difficulté à Bercy ? Raconte-nous cette expérience.
Une partie a été ouverte après l’étape de coupe du monde de Chamonix. Le reste a été ouvert sur place. Cà s’est bien passé avec Raphaël Cabane, Paul Dewilde et Aljosa Grom, le chef ouvreur. Une très bonne expérience et du beau spectacle.
Qu’est-ce qu’il manque aux français pour revenir dans le top mondial en difficulté ?
Houlala, il manque beaucoup de choses ! Cela fait déjà quelques années qu’on est un peu en retrait, où l’on taquine juste les finales, à part Mike Fuselier et Sylvain Millet qui tirent un peu plus leur épingle du jeu, il n’y a plus personne. Je ne sais pas vraiment pourquoi, je ne vais pas prendre la place de l’entraîneur, je ne veux pas m’avancer là-dessus, je constate tout simplement…
Comment se passe une étape de coupe du Monde d’escalade quand on est sélectionné en équipe de France réserve ? Y a-t-il des retours sur vos performances de la part des entraîneurs ?
C’est sûr, sur les compétitions internationales, on est dans le grand bain, et il faut gérer sa compétition le mieux possible et faire honneur à sa sélection. En général, c’est sûr, il n’y a pas trop de retours sur nos performances. Après, c’est un choix au niveau de la fédération et des entraîneurs, chacun fait son taffe. Du coup, on apprend à gérer tout seul.
As-tu un coach ? As-tu des conseils de personnes en particulier sinon ?
Principalement Mathieu Dutray qui m’a beaucoup aidé et qui m’aide beaucoup encore, surtout en ce moment. C’est une bonne aide pour planifier l’entraînement
Tu étais chef ouvreur aux championnats de France 2007. Parle nous de ta passion pour l’ouverture.
Oui, j’adore être ouvreur. Quand j’ouvre à une compète je pense à deux choses :
- ouvrir pour que tout le monde se fasse plaisir, que les grimpeurs soient motivés par le challenge proposé, avec des mouvements classes
- départager les grimpeurs pour obtenir un classement
- proposer du spectacle
tes références en ouverture ? Des affinités avec d’autres ouvreurs ?
J’aime bien ouvrir avec Jacky Godoffe, qui m’a appris beaucoup de choses. Ou encore Mathieu Dutray. En dehors des parisiens, je suis ouvert pour ouvrir avec plein de monde. C’est de la diversité des expériences que l’on apprend toujours des choses.
Ton meilleur souvenir en compétition ?
Mes résultats en jeune, en catégorie junior. Ma 3ème place aux Championnats de France, ma 5ème place en coupe d’Europe, et ma 11ème place aux championnats du Monde Jeunes. Et puis la finale des championnats de France 2006 à Chamonix.
Tu es licencié à Massy, parle-nous de ton club ?
À la base j’étais à côté, au club de Verrières. Le club de Massy m’a beaucoup aidé, et beaucoup apporté, c’est grâce à lui que j’ai pu atteindre le haut niveau. Le président Jean Le Névé m’a ouvert beaucoup de portes et m’a permis de m’entraîner sérieusement. C’est un club qui allie convivialité et aussi du sérieux si on veut se mettre à la compétition.
Les structures sur lesquelles tu t’entraînes ?
Je m’entraîne principalement au Nautil, c’est une super structure mis à ma disposition : un super lieu d’entraînement, une super salle de pan, une salle de muscu, une piscine un sauna, et tout ce qu’il faut pour se détendre. Après en fonction des objectifs que je me fixe, je m’entraîne spécifiquement,mais j’ai pas spécialement de semaine-type. Le seul truc qui reivent…c’est…toucher des prises (rires)
La falaise, tu en fais ? Des idées de voyage ?
Dès que je peux, j’adore. Mais bon à Paris, c’est dur car il faut descendre dans le Sud. Car pour moi la falaise ce n’est pas le Saussois. Je préfère aller tâter des colos à Nice, ou aller à Céüse ou encore en Espagne par exemple. C’est là où je prends le plus de plaisir. Sinon côté voyage, j’ai vraiment envie d’aller aux States car il y a un grand potentiel là-bas, au Canada aussi. Et voir le reste de l’Espagne aussi, car je ne suis allé qu’à Rodellar.
Le bloc à Bleau ou ailleurs ? Tu en fais ?
Et ben même en étant à côté, Bleau, j’y vais pas souvent ! (rires) J’en fais pendant une période d’un mois par an à peu près. J’ai eu tellement de blessures en faisant du bloc que je suis assez réticent pour aller pratiquer.
Le fait d’être parisien n’est-il pas un handicap à ta progression en escalade ? Ce serait pas mieux dans les Alpes ? dans le Sud-Est ? Que penses-tu de ta localisation par rapport au reste de la France grimpante ?
Peut-être, je manque peut-être d’expérience sur caillou. En tout cas, pour la compétition même, je ne pense pas, au regard des murs que l’on a dans la région parisienne. Même question motivation, tant qu’il y a des gens derrière qui m’encouragent et qui me suivent, çà me suffit ! J’ai pas à me plaindre, sinon je serai déjà dans le Sud.
Tu es BE, est-ce que tu entraînes aussi ?
J’ai entraîné à une époque, mais j’ai pas envie de me lancer encore dans le truc, je préfère penser à moi pour l’instant. Je préfère rester à l’écart de çà, engranger encore de l’expérience, mais par contre je suis toujours disponible pour essayer de donner de bons conseils aux potes. Le BE avec cet emploi fixe me donne pas mal de temps libre pour me consacrer à mon entraînement.
Penses-tu que les compétiteurs peuvent devenir les meilleurs falaisistes ?
Je ne pense pas qu’on puisse dire çà. Même si les meilleurs compétiteurs mondiaux comme Cédric Lachat ou Patxi Usobiaga par exemple perfent bien en falaise, mais il y a des gens très forts en falaise, qui sont peut-être moins connus qui sont quasiment aussi forts qu’eux en falaise, je pense au niçois Cédric Lo Piccolo par exemple ce qui est des français.
Ton Top 3 de SAE ? Et pourquoi ?
Le Nautil, number one ! (rires) car j’y travaille et m’y entraîne. Après en deux, euh, je ne sais pas, il y a vraiment une marche entre le Nautil et le reste (rires). J’aime bien la salle Espace Vertical 2 à Grenoble, très classe, et aussi Mur Mur Pantin pour rester à Paris.
Ton top 3 en falaise ?
çà va être classique. On va dire : Céüse, l’arrière pays niçois et Rodellar
Qu’envisages-tu dans l’avenir ?
Ben un max d’ouverture. J’ai des propositions d’ouverture qui arrivent. J’espère que cela se concrétisera, sur un maximum de compétitions. Je vais peut-être aller au Canada pour ouvrir les championnats Nord-américains (ndlr : à Montréal début Décembre) mais rien n’est sûr encore.
Le mot de la fin ?
Merci à tous ceux qui m’aident à m’entraîner et à tous ceux qui prennent du plaisir à grimper, car çà donne envie de grimper avec eux. Et puis mes sponsors, comme EB, les fringues Kailloux, Mathieu Dutray pour ses savants conseils, la fédération qui m’ envoyé à Sidney pour ma formation d’ouvreur international.